Urbanisme et stratégies urbaines

A vous de jouer ! Pour une expérimentation collective sur les cours d’écoles

Lieu de vie et d’apprentissage au quotidien, la cour d’école mérite qu’on lui porte une attention particulière. Support d’imaginaire et de pédagogie, espace partagé, sportif et ludique, jardin ou terrain d’aventure, elle doit offrir des situations favorables au bien-être et au développement de l’enfant.

Dans le cadre de l’accompagnement permanent des collectivités, le C.A.U.E 64 a fait face à des sollicitations de plus en plus nombreuses sur la question des réaménagements des cours d’école. Pour y répondre, il a crée et mis sur pieds une méthode d’accompagnement collectif intitulé À vous de jouer ! basée sur des temps d’échanges communs. Ces ateliers rassemblent les différents publics concernés : élus, agents techniques, équipes pédagogiques, élèves, parents d’élèves…Les 4 axes majeurs retenus et partagés lors de ces échanges concernent : l’adaptation au changement climatique, l’inclusion et l’égalité, la pédagogie et le déploiement du ludique, la présence du végétal pour l’accueil des vivants.

Les ateliers sont répartis en 4 temps : 

  • Atelier 1 : présentation / partage des enjeux
  • Atelier 2 : présentation des différentes cours par les communes et confrontation des situations avec la casquette enfant/adulte – un démarrage de la pensée généreuse et du compromis
  • Atelier 3 : visite de la cour avec l’équipe des « adultes » représentée par l’ensemble des acteurs
  • Atelier 4 : contenu appel à candidature / modalités consultation / calendrier de l’opération.

 

Pour la première édition baptisée A vous de jouer !#1, ce sont 10 communes du Béarn et du Pays basque qui se sont lancées dans l’aventure. Six équipes menées par des paysagistes mandataires associés à des savoir-faire de fabrication, ont accompagné les projets : Lilika, GAMA, Horizon, Relief, Terter / Tout Terrain et Croûte / Yakafokon / studio petitmuller.

La concertation a été au coeur de cette démarche : élèves, enseignants, parents, élus et agents municipaux (animateurs, jardiniers, techniciens) ont été impliqués à différents moments. Collectes d’idées, mises en situation grandeur nature, questionnaires en classe et repérages sur site ont permis de mieux comprendre les envies et besoins de chacun. Portées par une volonté de rapprocher la nature du quotidien des enfants, ces projets visent à désimperméabiliser les sols et à créer de véritables îlots de fraîcheur. Jardins pédagogiques, jeux en bois, espaces de détente et zones d’exploration prennent vie favorisant à la fois la biodiversité et le bien-être des élèves. 

Cette approche collaborative a aussi permis d’aborder la fabrication, la valorisation et le réemploi des matériaux. Des visites de lieux de stockage et de ressources locales ont nourri les réflexions et même les tempêtes ont été transformées en opportunité ! Les arbres tombés sont devenus des bancs, des structures de jeux ou des supports d’apprentissage.

Grâce à cette dynamique collective et engagée, les cours d’écoles sont en pleine transformation et les enfants découvrent les étapes du processus avant de profiter pleinement de leur nouvel environnement de jeu.

La revue de presse : 

 

Etude de revitalisation de la commune

La commune d’Eaux-Bonnes est installée dans la vallée du Valentin, sur le territoire de la communauté des communes de la Vallée d’Ossau. Elle est composée de quatre hameaux (Aas, Assouste, Eaux-Bonnes et Gourette) et compte aujourd’hui environ 2000 foyers fiscaux mais seulement 191 habitants à l’année. Le bourg d’Eaux-Bonnes, accueille la mairie seulement depuis la fin du XIXe à la demande de l’impératrice Eugénie, ce qui en fait le centre administratif de la commune bien qu’il n’abrite cependant qu’une très faible partie de la population annuelle. A l’instar des communes touristiques, la fréquentation des Eaux-Bonnes est variable avec un pic d’affluence au mois de février et au mois d’août.
La diminution de la fréquentation, puis la fermeture prolongée des thermes pour cause de travaux et sinistre, ont considérablement affecté le dynamisme d’Eaux-Bonnes. Les hôtels, restaurants, commerces, casino restent volets fermés. Ce constat est difficile, mais n’est cependant pas inéluctable. La municipalité en a bien conscience et a souhaité profiter de la possible réouverture des thermes pour réfléchir à un projet global de revitalisation de la commune tant en matière urbaine, que d’habitat, de tourisme, de commerce, de mobilité… Le C.A.U.E, a accompagné la collectivité dans la définition des besoins pour cette étude et participé au recrutement d’une équipe d’Assistance à Maitrise d’Ouvrage (AMO). Le groupement retenu est composé de l’agence « D’une ville à l’autre » urbanisme, architecture et paysage (mandataire), et des bureaux d’étude Bien Commun, AID, Espitalié Consultants, CITEC et Ideia VRD. Après une phase de diagnostic, des scénarios et actions à mener ont été présentés.

Plan guide, un outil d’aide à la décision sur le moyen-long terme

Les caractéristiques urbaines médiévales propres aux bastides sont encore présentes dans le centre-bourg d’Arzacq-Arraziguet, notamment les maisons « à couverts ». Mais la place toujours plus grande faite à la voiture a progressivement effacé les qualités de ses espaces publics, les rendant moins attractifs bien qu’une dynamique commerçante soit présente.
Lauréate du programme Petites Villes de Demain, la municipalité a fait appel à la mission d’ingénierie de la Communauté de communes des Luys de Béarn et au conseil du C.A.U.E pour lui apporter une expertise complémentaire portant sur la valorisation des espaces publics du centre-bourg. Un premier diagnostic partagé avec les élus a mis en évidence la nécessité d’élargir le regard au-delà de l’hypercentre. L’établissement d’un plan-guide est apparu comme étant l’outil le plus adapté pour aider la municipalité dans son projet. En effet, ce document stratégique définit une vision prospective globale sur le moyen terme.
L’équipe de maîtrise d’œuvre (atelier Broichot, atelier Palimpseste et BET Merlin) a notamment proposé de restructurer en profondeur les espaces publics pour en révéler les qualités urbaines intrinsèques. En parallèle, une première action très concrète a été mise en place : tester un nouvel aménagement pour apaiser les abords de l’école avant d’engager la phase de travaux.